Biographie.

J’ai consacré une trentaine d’années à l’enseignement des lettres, dont une vingtaine passées à l’étranger. Du Maroc au Cambodge, de l’Éthiopie au Liban, j’ai exercé mon métier avec passion, au contact de cultures diverses, convaincu que la langue et la littérature sont des passerelles entre les mondes. J’ai achevé mon parcours professionnel dans l’océan Indien, à Mayotte, où j’ai enseigné durant mes trois dernières années.

J’ai raccroché les gants en juillet 2019 avec la satisfaction du devoir accompli – et le sentiment de quitter un monde qui m’était devenu, peu à peu, étranger, faute peut-être d’en posséder la bonne grille de lecture

A l’issue du premier confinement de 2020, j’ai publié Journal d’un confiné aux Éditions Vérone, témoignage d’une période singulière où le temps suspendu invitait à l’observation, à l’écriture et à la dénonciation des plus folles rumeurs et de l’ultracrépidarianisme – cette étrange inclination à s’improviser expert en toute matière.

Aujourd’hui, je poursuis ce travail d’écriture au quotidien. Je me consacre, de loin en loin, à une œuvre romanesque, tout en tenant des chroniques régulières où l’actualité est passée au crible d’un regard libre. J’y trempe volontiers ma plume dans le vitriol de la satire, avec une inclination pour l’ironie, parfois l’engagement – et, je le reconnais sans détour, une certaine partialité, dans l’esprit du Journal d’un confiné.

Ce blog est le prolongement naturel de cette démarche : un espace de réflexion, de liberté et de style, où l’analyse se mêle à la littérature, et où le regard porté sur le monde se veut sincère, affûté – et assumé.

Plus que jamais à l’heure où le prix de l’essence nous plombe – avec ou sans plomb – où les conflits internationaux nous affectent de plus en plus, je fais mienne cette réplique de Figaro : « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. » (Beaumarchais, Le Mariage de Figaro), même si, parfois, on ne peut pas rire de tout avec tout le monde.