« On ne naît pas [mère] : on le devient.

88 % des Françaises estiment pouvoir s’épanouir sans enfant : la maternité sommée de justifier son utilité

C’est une avancée majeure pour l’humanité, et une légère contrariété pour les fabricants de landaus et de couches culottes : selon un sondage opportunément interprété, 88 % des Françaises estiment qu’une femme peut parfaitement se réaliser sans passer par la case maternité. Une révélation qui fait vaciller des siècles de certitudes, de conseils de belle-mère et de phrases commençant par « tu verras quand tu auras des enfants ».

Dans la foulée, plusieurs femmes ont été aperçues en train de s’épanouir sans prévenir personne, parfois même en plein après-midi, ce qui a profondément déstabilisé les tenants de l’ordre établi. « C’est très déroutant, explique un observateur inquiet, elles ont l’air heureuses sans avoir jamais acheté de poussette ni prononcé les mots « charge mentale » en regardant un agenda saturé. On ne sait plus sur quoi se baser. »

Du côté des institutions, la réaction ne s’est pas fait attendre. Un comité d’experts autoproclamés a été chargé de déterminer si une vie sans enfant devait désormais être considérée comme une activité à part entière ou si elle relevait encore d’un simple loisir. « Il faut encadrer tout ça », a déclaré un membre du comité, lui-même père de trois enfants et d’un avis sur tout.

Plus inquiétant encore, certaines femmes interrogées ont affirmé qu’elles ne « manquaient de rien ». Une déclaration jugée préoccupante par plusieurs spécialistes, qui rappellent qu’un manque est normalement requis pour garantir le bon fonctionnement des discussions familiales dominicales.

Dans ce contexte, les projections à 80 ans suscitent déjà des débats. Si cette tendance se confirme, la France pourrait devenir un pays où les parcs pour enfants seraient reconvertis en espaces de sieste silencieuse, où les réunions de parents d’élèves seraient remplacées par des réunions de personnes reposées, et où les phrases « je n’ai pas une minute à moi » deviendraient des pièces de musée.

Les plus alarmistes redoutent une société peuplée d’adultes disponibles, financièrement stables et vaguement détendus, contraints de trouver d’autres sujets de conversation que les couches, les devoirs ou les rhumes d’hiver. Une perspective qui, selon certains, mettrait en péril l’équilibre fragile du lien social français.

D’autres, plus optimistes, y voient au contraire l’émergence d’un monde où chacun pourrait choisir librement sa manière de se réaliser, quitte à priver les générations futures de ce plaisir irremplaçable : expliquer à quelqu’un d’autre comment vivre.

En attendant, les 12 % restants continuent de faire des enfants, assurant ainsi la pérennité de l’espèce… et des débats.


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